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M·Bro Agency, 1 an plus tard !

By 26 juillet 2021juillet 27th, 2021Pas de commentaires

Hello à toi, cher.e curieux.euse !

Ça fait quelques mois que je reçois des messages d’OM qui se tâtent à passer freelance, d’OM freelances qui se questionnent ou d’OM en poste qui se demandent comment ça peut se passer, d’être Office Manager freelance. Alors voilà, comme promis le 15 Juin, date d’anniversaire de la création de mon entreprise, M·Bro Agency, j’ai prévu cet article de blog pour répondre à (je l’espère) toutes les questions que tu pourrais te poser et que je me suis posées aussi au commencement de mon projet.

J’ai défini quelques « grandes questions », je t’invite à tout lire où à aller directement là où ça te titille !

Parmi elles :

  • Pourquoi être passée freelance ?
  • Et alors, ça change quoi par rapport au salariat ?
  • Comment tu t’es lancée et comment as-tu trouvé tes premiers clients ?
  • Sincèrement, c’est si magnifique que ça ?
  • Tu réussis à avoir un bon équilibre vie pro/vie perso ?
  • Et à long terme, tu comptes faire quoi ?
  • Bon mais du coup… Niveau chiffre d’affaires, ça donne quoi ? (Des chiffres ! Des chiffres ! Des chiffres !)
  • Si tu devais tout refaire, tu ferais différemment ?

Alors c’est le moment d’aller chercher de quoi grignoter/picoler, et en avant !

Pourquoi être passée freelance ?

Pour la liberté. Soyons francs d’emblée, le freelancing m’apporte la liberté. Celle d’être une mère sans qu’on n’ait à me reprocher de vouloir récupérer mon enfant malade à l’école (si j’ai envie que ce soit moi et non son père qui le fasse) ou pouvoir l’accompagner à sa sortie scolaire. Celle d’être une femme et de pouvoir m’organiser comme je l’entends pour vivre la Semaine Du Mois au fond de mon lit avec mon PC si j’en ai besoin. Celle d’être une femme porteuse d’un handicap (mon dos est tout cassé !) qui peut travailler sans discrimination ou mise au placard. La liberté de pouvoir CHOISIR mes clients et qu’ils me choisissent aussi, pour nos valeurs partagées, nos caractères compatibles/complémentaires. Pouvoir accepter ou rediriger les missions, en fonction de mes aspirations, mes forces et mon appétence. La liberté, également, de pouvoir fixer mon tarif (ex salaire) en fonction de mes compétences, de la complexité de la mission. Tu l’as compris, je me sens LIBRE. Certes, ça n’est pas facile tous les jours, on en parlera un peu plus loin, mais clairement, la balance POUR/CONTRE penche très très fortement du côté du POUR. Et ça faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti cette liberté (c’est redondant ? Oui, mais au moins t’as compris ahah).

Et alors, ça change quoi par rapport au salariat ?

TOUT ! Absolument tout ! Salariée, mon handicap (qui n’était pas encore reconnu, les démarches MDPH sont longues et l’acceptation personnelle l’est d’autant plus) me posait réellement problème. Je n’avais pas la possibilité de télétravailler (j’aurais pu, on l’a vu avec le COVID) et devais donc m’arrêter lorsque la prise de morphine ne me permettait pas de prendre le volant. J’ai réussi plusieurs mois hein, à venir même sous morphine, mais parfois, j’étais trop mal et j’étais obligée de me mettre en arrêt maladie, alors que j’aurais pu bosser confortablement de chez moi. Résultat ? Je me voyais refuser les augmentations dont profitaient les autres, j’étais clairement mal vue (et ça peut se comprendre, personne n’aime l’absentéisme) et quand il fallait parler retour au bureau, on m’a fait comprendre qu’il n’y aurait plus beaucoup de tâches pour moi. Comme ça donne envie !

J’avais cependant une jolie liberté quant à mon rôle de maman, j’avais la possibilité de m’absenter sans qu’on ne me dise quoique ce soit. L’annonce de ma seconde grossesse, ça a été une tout autre affaire.

Aussi, contrairement au salariat, fini le présentisme ! Je travaille pour mes clients sur les missions qui me sont confiées, plus d’histoire de « de telle heure à telle heure avec 1h de pause », il n’y a pas UN moment où je me demande ce que je vais bien pouvoir faire… Et pourtant, en terme de quantité d’heures, je travaille bien moins qu’en étant salariée, mais ça aussi, on le verra plus tard.

La relation n’est absolument pas la même. Je crois que j’ai toujours eu un souci avec la hiérarchie parce-que je n’y ai jamais trouvé l’intégrité, la justesse et la franchise que j’aurais aimé y trouver. Alors là, avec mes clients, c’est complètement différent ! Aucun lien de subordination, ce qui me permet de dire ce que j’ai à dire quand il faut le dire (toujours en adoptant les formes qui vont bien, of course !). Cette posture prestataire/client est fort appréciable, je crois que c’est d’autant plus vrai sur le poste d’OM où on peut avoir tendance à se faire rapidement utiliser pour tout et n’importe quoi. Mes clients me choisissent parce-qu’ils ont apprécié ma personnalité (je suis absolument authentique dans mes communications sur les réseaux), ils prennent la décision de faire appel à moi et ont donc à l’esprit la plus-value que je peux leur apporter et leur intérêt à ce que notre collaboration fonctionne !

R-E-S-P-O-N-S-A-B-I-L-I-S-E-S. Et ouais! Mes clients, ils ont besoin de moi pour des tâches à valeur ajoutée. Ils sont responsabilisés, les collabs aussi, et ça : MAIS QUE CA FAIT DU BIEN ! La première fois que je suis arrivée chez l’un d’eux, on m’a proposé un café. Ok, ça à l’air anodin, mais franchement, j’étais bouche-bée. Ils s’auto-gèrent pour les petites courses et un bon nombre de choses qu’ils savaient faire avant mon arrivée et qu’ils n’ont pas cherché à me transférer, me laissant ainsi agir sur des sujets importants. C’est propre à chacun.e, on peut aimer ça hein ! Moi, ne pas avoir à gérer la sortie des poubelles, ça me va bien ! Dans les bottes que je porte, l’OM n’est pas le.la larbin.e (si si, je vous jure, ça existe!) mais bien un.e manager de la vie collective.

Comment tu t’es lancée et comment as-tu trouvé tes premiers clients ?

Début 2020, après l’arrivée au monde de ma 2e Merveille, j’étais enfin décidée. Je venais d’avoir mon dernier bébé, de faire une acquisition immobilière, c’était le bon moment en termes de besoins « administratifs ». J’ai commencé par chercher des articles autour du freelancing sur Google. Puis j’ai découvert LinkedIn et ai cherché à comprendre son fonctionnement. J’y ai ajouté des collègues OM et ai contacté certaines OM freelances afin de savoir à quoi m’attendre, les démarches et comment était le marché actuellement. Ça m’a beaucoup aidée même si, concrètement, on ne peut pas tout anticiper, il faut se lancer pour découvrir. Je me souviens encore d’une phrase qui m’a marquée :

« Une boîte, ça met à 1 an pour bien fonctionner »

Ni une ni deux, en Juin j’ai ouvert administrativement ma micro entreprise, ai commencé à écrire quelques posts sur LinkedIn (honnêtement, les premiers étaient nases et 0 visibilité ahah). Si ça devait prendre 1 an pour trouver des clients, autant que je commence la communication sur M·Bro Agency ASAP !

Au passage, j’en ai profité pour me poser les bonnes questions et choisir la direction que j’avais envie de prendre : je me suis formée à la Qualité de vie au travail, j’ai organisé les Positiv’ Workshops (webinairs sur thématique QVT à destination des OM) et des ateliers que j’ai pris énormément de plaisir à faire, ça faisait tellement de bien ! J’ai fait de fabuleuses rencontres, en donnant de mon expérience et en apprenant des leurs. Parmi elles, les deux OM qui m’ont chaudement recommandée et m’ont apporté mes deux Premiers Clients, en janvier 2021. Si on calcule, il m’a donc fallu 6 mois pour commencer à travailler.

Honnêtement, j’ai beaucoup de mal à prospecter, parce-que je grince des dents quand je reçois des messages de fournisseurs qui me demandent si « Vous avez besoin de toners/baby-foot/sport en entreprise pour vos collaborateurs chez M·Bro Agency ? » -> Ok, si ça n’est pas de l’automatisation, tu ne t’es juste pas renseigné 2 secondes. Si tu l’avais fait, tu saurais que M·Bro Agency, c’est juste moi ! Sorry not sorry. Tout ça pour dire que j’ai dû envoyer, à tout casser, 5 messages proposant mes services, qui n’ont pas été concluants.

Sincèrement, c’est si magnifique que ça ?

Il y a des choses superbes, comme tout ce que j’ai écrit précédemment. Et puis forcément, il y aussi les craintes, la charge mentale.

À un moment, ne voyant pas de potentiels clients venir à moi (comme par magie !), j’ai envisagé de postuler à des postes en CDI. J’ai sélectionné des entreprises qui, en apparence, semblaient partager mes valeurs. J’ai croisé des gens vraiment chouettes ! Mais à chaque fois, le besoin de remote ++ à cause de ma RQTH posait un problème. La sempiternelle

« Un.e OM, ça doit être sur place et partir en dernier ».

Et puis il y a la peur que tout s’écroule aussi. Mes contrats de prestation prévoient 1 mois de préavis. D’un mois à l’autre, je peux me retrouver sans clients.

La charge mentale est plus forte. Je dois ABSOLUMENT bosser de manière irréprochable, il en va de mon image, de la réputation de mon entreprise. Je suis seule à mener la barque et parfois, ça pèse un peu. Mais j’y ai peut-être trouvé des solutions (et oui, je vais encore te dire qu’on en parle plus bas, patience !).

Tu réussis à avoir un bon équilibre vie pro/vie perso ?

Les premiers temps, c’était compliqué. Parce-que, forcément, j’avais envie de bien paraître, de répondre à n’importe quelle heure, d’être ultra disponible. Parfois, ça dépassait un peu le cadre que je m’étais fixé en prenant ce statut. Je voulais être plus proche de mes enfants et profiter d’elles, finalement j’étais souvent en train de bosser.

Mais en Avril, la carafe a débordé. J’ai ressenti une boule dans la gorge le dimanche soir, comme quand j’étais salariée. STOP ! On remet des limites. Je m’étais promis d’être off le mercredi, je serai off le mercredi. Le soir, passée une certaine heure, je ne lis plus mes slacks/mails/messages. Idem le week-end. Et finalement, mes Supers Clients ont très bien compris !

Côté congés c’est pareil. Au début, je partais toujours avec de quoi bosser, hors de question de ne pas être dispo. Aujourd’hui…… je fais pareil. AHAHAHAH. Mais je me soigne! Je prévois un mois d’Août avec un PC qui restera dans sa pochette sauf question de vie ou de mort (et si on veut être tout à fait honnête, comme me l’a très justement fait remarquer une OM qui déchire, « on n’est pas médecin, on ne sauve pas de vie », à 99% du temps, ça peut attendre ou être rattrapé plus tard).

Et à long terme, tu comptes faire quoi ?

Pour pallier la solitude, j’aimerais, dès Septembre, pouvoir accéder à un espace de coworking (si ça ne referme pas d’ici là, fingers crossed !). Après la première édition de l’Office Manager Break, j’ai pu déceler par mal de besoins côté OM et après discussions avec des OM free, j’ai aussi ressenti de grosses nécessités. J’ai besoin de bien m’entourer pour travailler sur les solutions que j’ai en tête. Stay tuned ! En tout cas, je te le donne en exclu : il y aura bien une seconde édition de l’OMB, ça, c’est sûr ! Pas dans le même format, j’aurais appris beaucoup de choses de cette organisation et il y a quelques améliorations/ajustements à faire !

Bon mais du coup… Niveau chiffre d’affaires, ça donne quoi ? (Des chiffres ! Des chiffres ! Des chiffres !)

Aaaaaaah la question fatidique ! Clairement, quand j’ai voulu me lancer, j’ai du fouiller, fouiller, fouiller pour avoir des infos. En France, c’est encore assez tabou de parler cash. Si tu gagnes bien, tu passes pour un.e frimeur.euse, si tu gagnes mal, tu passes pour une personne de faible valeur. Du coup pour savoir combien gagnaient les OM freelances, il a fallu aller fouiner du côté de chez MALT ahah.

De mon côté, j’avais quand même bossé grâce à un tableau (de BTS de Gestion) qui me permettait de noter toutes les charges que j’aurai à payer en étant à mon compte, le nombre d’heures que je voulais bosser (parce-qu’il faut compter les heures où on bosse pour nous, l’administratif, la comm’… ) et le revenu que je trouvais correct pour vivre. Ça m’avait permis de sortir un tarif /h.

Cette partie, c’était juste pour que tu comprennes qu’on a tous.tes des besoins financiers différents, des compétences différentes (qui se paient + ou – cher), des spécialisations… Et qu’il est important de prendre la globalité en compte, pas juste faire un copié/collé de la copine OM Free au risque de se survendre/sous-vendre et finir par, dans tous les cas, ne pas rentrer dans ses frais.

Stop au blabla, voici un petit résumé salariat vs freelance.

Salariée : 2000€ brut soit environ 1450€ net pour 37.5h/semaine (Ouais… Je sais… No comment.)

Freelance : De Janvier à Juin, j’ai fait un CA d’environ 12 500€ avec 2 clients, soit 2083€ brut en moyenne (là, on retire l’URSSAF : 458€ qu’on leur offre bien gentiment (quelqu’un sait pourquoi, concrètement ?)) soit 1625€ nets pour environ 45h de travail effectif / MOIS.

On est d’accord, je suis bien loin de la fortune. Mais grâce à cette prise de risque, je suis sortie de la précarité. On est d’accord (bis), il va me falloir une meilleure entrée d’argent pour pouvoir me rémunérer des congés ainsi que tous les frais inhérents au statut qu’on n’a pas en salariat (PC, smartphone, imprimante, assurance, mutuelle, prévoyance, retraite….).

Mais purée, cet argent il est durement gagné, il est tellement plus valorisant que dans mes expériences de salariat, il sent bon quoi !

Si tu devais tout refaire, tu ferais différemment ?

La seule chose que je ferais d’une autre façon, c’est mon organisation avec mes Clients. Je n’avais pas la bonne méthode, je travaillais au fil de l’eau toute la semaine et ça m’a clairement épuisée de sauter d’un sujet à l’autre toute la journée pendant plusieurs mois. De m’appeler Mélissa société X puis Mélissa société Y en l’espace de 3 minutes… Mais dès la rentrée, on se cadre mieux, à chacun ses créneaux pour profiter entièèèèèèèrement de MOUA et moi de mes équipes du tonnerre où je me sens bien plus qu’une prestataire, une membre de l’équipe qui avance avec elles, grandi avec elles, sautent de joie avec elles, s’inquiète parfois aussi avec elles mais reste positive…

Ne t’en va pas tout de suite, j’ai quelque chose à te dire …

Il m’arrive de recevoir des demandes que je ne peux honorer car je suis full (avec que de Supers Clients 😍), je vais donc chercher à monter une Team d’Office Managers qui déchirent chez M·Bro Agency 🥳

Si ça peut te tenter d’avoir plus d’infos, d’en discuter, n’hésites pas à remplir le petit form juste ici ⬇️

Tes coordonnées ne me serviront qu’à te contacter à la rentrée pour échanger autour de tes aspirations, tes points forts, tes envies…

Ps : N’oublies pas de me laisser un petit commentaire en bas de l’article, j’espère qu’il t’aura plu !

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